Régions : SPORTS DE L'EXTRÊME Simulations de sauvetage en montagne à Azazga L’association sportive Loisirs et sports de montagne (LSM) d’Azazga a organisé jeudi dernier sur le site de Azrou N'boufala des manœuvres de simulation de sauvetage en montagne par des spécialistes venus de Bouira et Tizi-Ouzou. Unique en son genre dans la région, l’initiative est rendue nécessaire, selon la présidente de l’association, par l’apparition de nouvelles disciplines sportives comme le parapente, le VTT et l’escalade qui drainent beaucoup de jeunes pratiquants ainsi que les amateurs de randonnées pédestres qui mésestiment les dangers de la montagne. Une dizaine de pompiers encadrés par Da Ouali, escaladeur et ex-président de la Fédération algérienne du ski et des sports de montagne (FASSM) ont participé aux manœuvres de sauvetage en tyrolienne et descente en paroi d’une victime accompagnée d’un sauveteur. Les démonstrations des sauveteurs de l’unité d’élite du groupe de recherche et d’intervention en milieu périlleux (GRIMP) de Bouira avec deux éléments de Tizi-Ouzou sont aussi d’ordre pédagogique puisqu’elles visent à l’initiation de jeunes sapeurs d’Azazga qui ont participé aux manœuvres. L’initiative de la présidente de LSM, médecin de formation a été également suivie par ses confrères les docteurs Adjas, Dahmane, Aliane et Yahou d’Alger. A terme, elle est destinée à venir en aide aux amateurs de loisirs de montagne qui s’aventurent dans les reliefs, mal équipés, inexpérimentés et qui sous-estiment les conditions météo et les dangers de la montagne. L’initiative vient enfin en complément de la formation théorique des athlètes avertis lors de leurs stages des dangers de la montagne. Rappelons à cet effet, que les pompiers ont eu à intervenir dernièrement pour évacuer un parapentiste français qui a fait une chute à Bouzeguène après avoir défié les conditions météorologiques. Une randonnée et des exhibitions d’escalade suivies le lendemain d’un stage de formation pour les jeunes adhérents du club ont figuré au programme de la manifestation sportive à laquelle ont pris part des champions d’Algérie d’escalade comme le jeune Amara Idris de Bledair (Bouzeguène), le comité local du C-RA et la protection civile d’Azazga. S. Hammoum
Sports : SPORTS AERIENS Le président de Kabylie-Evasion remet le tablier Mauvaise nouvelle pour les amateurs algériens de sports de montagne. Smaïl Aliane, président du club de Kabylie-Evasion à qui l’on doit le lancement de la discipline de parapente en Algérie avec à la clé l’émergence de nombreux jeunes talents dont des filles qui ont volé pour la première fois en Algérie, a officiellement déposé sa démission samedi dernier. Si la maladie est la raison invoquée pour justifier ce retrait, le vrai motif de la démission est l’incompatibilité d’humeur avec certains athlètes depuis l’été dernier. Dès la création de Kabylie-Evasion en 2002, club dépendant de deux fédérations, la FASM et la FASA, le désormais ex-président a innové en étant derrière des rendez-vous sportifs d’envergure comme le regroupement régional d’escalade en 2003, l’organisation des 1re et 2e championnats en 2004 et 2005 avec à la clé deux champions, un garçon et une fille. Après avoir réuni 14 aéroclubs à Bouzeguène, il a organisé quatre rencontres internationales en parapente, discipline jusque-là méconnue dans notre pays. Avec son club, il a également participé à douze expéditions en Algérie, notamment au sud. Il a permis à une vingtaine de jeunes dont huit filles de goûter aux joies du vol en parapente au terme de huit stages avec des formateurs franco-algériens dont il est derrière la venue. Deux filles furent d’ailleurs les premières algériennes à entrer dans l’histoire de cette discipline en effectuant des vols autonomes. Il est aussi l’initiateur de la prospection spéléologique avec le département de spéléologie du Vaucluse et de la rencontre réunissant les responsables du parc du Mercantour (France) et leurs homologues algériens des parcs du Djurdjura et de Gouraya. Il est à l’origine des séances de sensibilisation et identification de la faune et de la flore endémique. L’ex-président de Kabylie-Evasion est enfin derrière la venue en Algérie du parc motoriste Didier Eymin, connu pour avoir été le conseiller technique de Nicolas Hulot.
Sports : SPORTS AERIENS LE PRESIDENT DE LA FASA INTERPELLE GUIDOUM “Vous avez été induit en erreur, Monsieur le ministre” M. Hadjouti Kheïreddine, président de la Fédération algérienne des sports aériens (FASA) suspendu pour quatre années par le ministère de la Jeunesse et des Sports en date du 5 avril dernier pour des motifs d’irrégularités et dépassements ainsi que des manquements graves en matière de gestion financière de la FASA, a organisé lundi un point de presse à la bibliothèque de la Maison de la culture de Aïn- Témouchent pour rejeter en bloc les motifs invoqués par le MJS dans la décision ayant conduit sa suspension, notamment les articles 7 et 8 des dispositions de la convention d’objectifs au titre des années 2005 et 2006 signée entre la Fédération algérienne des sports aériens et le ministère de la Jeunesse et des Sports. Pour M. Hadjouti, la genèse de l’affaire remonte au 7 octobre 2005 quand il a relevé de ses fonctions le trésorier de la FASA, un certain Hakim Krineh, cadre du MJS et qui a assuré également la fonction de secrétaire général de la Fédération depuis 2000. Le président de la FASA s’explique à ce propos : “J’ai décelé des irrégularités chez cet individu qui faisait signer des décharges de frais de mission aux gens sans même que ces derniers encaissent leurs dus. Ce sont 20 Algériens et 3 Français qui étaient invités par la FASA pour encadrer nos pilotes, or, ces derniers n’avaient pas droit aux frais de mission puisqu’ils étaient pris en charge par la FASA.” En date du 9 septembre 2006, M . Hadjouti avise par lettre le directeur des sports au niveau du MJS de sa décision de relever le trésorier de ses fonctions et le 22 novembre de la même année, il nomme un secrétaire général par intérim de la FASA en la personne de M. Reguig Mohamed. “Les services du ministère, ajoute M. Hadjouti, m’envoient une correspondance dans laquelle ils me reprochent d’avoir nommé un nouveau secrétaire général, alors que cela fait partie de mes prérogatives (décret 05/405). Ils bloquent le compte bancaire de la FASA alors qu’ils n’y ont pas droit, et m’ont informé qu’ils vont envoyer une commission d’enquête. Les services du ministère sont venus au siège de la FASA par un jour où il n’y avait personne. Ils ont pris tous les documents comptables de la Fédération en mon absence et celle de tout le personnel. J’ai saisi le ministre par lettre et le lendemain, j’ai réuni le bureau fédéral de la FASA pour le mettre en situation devant les agissements des services du ministère”. “Concernant les irrégularités constatées chez le trésorier et sur la base desquelles le MJS a pris la décision de me suspendre, il faut noter que les 5 chèques encaissés par le trésorier avec imitation de ma signature pour un montant de 48 millions de centimes dont 23 étaient destinés, selon lui, pour le paiement de plusieurs factures de la FASA, les frais de mission des 3 Français et des 20 Algériens, la facture d’une nuit d’hôtel à Bab- Ezzouar par le trésorier en mon nom, et que le propriétaire de l’hôtel m’a délivré une attestation qui confirme que je n’avais jamais mis les pieds dans son hôtel. En tout cas, la justice tranchera bientôt dans l’imitation de ma signature et l’usurpation de mon identité”, confie-t-il. Pour ce qui est du deuxième motif de la décision de suspension, à savoir le nonrespect des dispositions de la convention d’objectifs au titre de l’année 2005 et 2006 signée entre la FASA et le ministère de la Jeunesse et des Sports, notamment les articles 7 et 8, l’orateur explique que la FASA a achevé à raison de 80% le programme de 2006, et que des dizaines de pilotes brevetés ont été formés à Aïn- Témouchent, Oran, Tlemcen et Tiaret sans aucun sou du fait que le compte de la FASA était bloqué par les services du MJS. Pour M. Hadjouti, qui cite que son bilan est positif, car de 250 millions en 2005, le MJS lui a augmenté la subvention à 400 millions de centimes en 2006 (13 mars 2006). “Cela prouve la bonne gestion de la FASA, parmi les autres preuves de la bonne gestion de la Fédération, on retrouve l’audit du commissaire aux comptes et le Trésor public, qui n’a décelé aucune anomalie dans le compte de la Fédération”. Le président de la FASA avance qu’il n’a pas voulu organiser une AG du fait que les documents de la FASA étaient confisqués par les services du ministère de la Jeunesse et des Sports. Le président de la FASA qui est également vice-président de la Fédération aérienne internationale (FAI) à Paris depuis octobre 2005 et membre du bureau du sport aérien depuis mars 2005 et également président de l’Union arabe des sports aériens, regrette que le ministre ait pris cette décision de le suspendre sans même écouter sa version des faits, et d’ajouter : “Guidoum a été induit en erreur par des personnes malintentionnées.” Hadjouti espère être entendu par le ministre afin de lui expliquer clairement le bien-fondé de ses dires, car ajoute le président de la FASA, “tout accusé a droit à un procès, alors de grâce écoutez-moi”, conclut-il. S. B.
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